
Depuis la fin des années 1990, Camille Belony a utilisé une pratique variée de la sculpture, et du dessin pour explorer la relation complexe entre l’art, la vie et la mort.
Expliquant : « Conceptualiser puis déconceptualiser c’est à dire passer du concept à sa réification (concept incarné)
Le plus important à mes yeux, est la capacité d’émerveillement, un affect qui va directement à l’âme, je fais appel à la perspicacité des gens.
J’aime mélanger ou parfaire les pôles féminins et masculins, mes œuvres ont un concept (beauté et provocation) une physionomie piquante.
Mes sculptures ont une apparence manufacturée, pourtant je ne crois pas en la perfection, c’est inaccessible, mais je ressens toujours un engagement moral envers les spectateurs, pour leur permettre de participer à l’abstraction le plus longtemps possible.
Je ne veux pas qu’ils soient distraits par quelque chose de non pertinent, comme un défaut.
Ce que je veux, c’est que mon travail oriente les spectateurs vers une célébration d’eux-mêmes… pour les mettre en contact avec l’essence de leurs propres potentiels.
L’art peut changer votre vie et élargir vos paramètres. Cela peut donner cette immensité à la vie.
C’est l’une des choses que mon art, essaie de faire comprendre aux gens. »
Première œuvre, Fusion, en 1996. Suivent la création d’Ambivalence 1997, fruit de sa recherche sur la coexistence, chez un sujet, de tendances affectives opposées, qui remporte le 1er Prix de la Plume Lorraine lors de sa première exposition à Dombasle en 1998 ; et Neuf Mois.
Ces trois créations lui valent le Prix Stanislas lors du centenaire de l’Ecole de Nancy en 1999.
Inspiré par la lecture de Freud, il crée Inconscient, en 1997 et Sublimation en 2007. Sa rupture sociale de 1999 donne naissance à Extase, sa vision de l’expression de la souffrance, similaire à celle de la jouissance, qui reçoit en 2006 la médaille d’argent du Salon des Arts Plastiques de Béziers.
En 2005, il créé Osmose, sa vision de la pureté de l’échange entre le cavalier et son cheval.
La même année, Camille Belony réalise trois œuvres sur le golf, le finish, ce mouvement où le corps est semblable à une spirale. Une première, figurative : Grandis ; suivie de deux autres versions, plus abstraites : Volubilys, et Lys. Cette dernière est choisie par les responsables de l’Open Côtes d’Armor Bretagne comme trophée officiel de 2009 à 2019. Aux versions 23cm et 46cm vient s’ajouter une monumentale de 2,40m, qui est exposée deux saisons de suite au golf de Pléneuf-Val-André.
Son œuvre Extase passe l’été 2011 sur l’étang du Château de Comper, dans la forêt de Brocéliande 56, où elle côtoie l’univers fantastique et historique du Centre de l’Imaginaire Arthurien.
En juin 2011, Osmose est sélectionnée pour participer à la première édition de l’exposition itinérante Arts et Haras, qui sillonne la France en 2011 et 2012 en faisant halte dans les principaux Haras Nationaux français.
En 2012, une immersion dans le milieu équestre déclenche la création de Flèche De Pégasus, la recherche de l’essence du cheval, symbolisée par trois jets puissants.
Une abréaction éveille son désir d’œuvres monumentales, d’où la concrétisation de Lys 4.60 (2013/2014), et particulièrement Transcendence (2014/2016), cette dernière évoquant l’idée de dépassement.
Sa première œuvre cinétique, Transcendence, est exposée à Dinard (Bretagne), entre terre et mer, durant l’été-automne 2017. Elle y dévoile sa silhouette angélique, animée par Éole.
La ville de Pulnoy (54), a acquis en 2019, son œuvre Lys 4.60 mètres, avec le concours de la Fondation du Patrimoine et de la Métropole du Grand Nancy.